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Alors que Bruno Retailleau est le candidat désigné des Républicains pour 2027, des figures comme Laurent Wauquiez, David Lisnard, Xavier Bertrand et Michel Barnier persistent dans leurs ambitions ou militent pour une primaire de la droite.

Alors que l’élection présidentielle de 2027 approche, la droite française est le théâtre de stratégies diverses entre ses figures montantes. D’un côté, Bruno Retailleau, président des Républicains (LR), a été désigné candidat officiel par les adhérents de son parti avec une large majorité de 73,8 % des voix, écartant l’idée d’une primaire interne. Il déroule désormais son programme, notamment sur le logement, avec des propositions comme la fin de l’encadrement des loyers et la tolérance zéro contre les squatteurs.

De l’autre, plusieurs « outsiders » n’entendent pas baisser les bras et continuent de cultiver leurs ambitions ou de militer pour une primaire plus ouverte. Parmi eux, Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, bien que considéré par certains de ses proches comme ayant fait le deuil de ses ambitions pour 2027, plaide désormais pour un rassemblement de la droite et du centre. Il s’est converti à l’idée d’une primaire large, incluant des personnalités de Reconquête à Horizons, et se positionne comme un artisan de l’unité.

David Lisnard, maire de Cannes et président de l’Association des maires de France, a officialisé sa candidature à la présidentielle de 2027 et a quitté Les Républicains, dénonçant les « ambiguïtés » du parti. Il réitère son appel à une « grande primaire ouverte » à droite, capable de rassembler un spectre politique large.

Quant à Xavier Bertrand, président du conseil régional des Hauts-de-France, il a annoncé en février 2024 son intention d’être candidat en 2027, tout en refusant de se soumettre à une primaire, estimant que ce ne sont pas les partis qui devraient « sélectionner » les candidats.

Enfin, Michel Barnier, éphémère Premier ministre en 2024, se dit « capable d’être président » de la République, mais préfère mettre l’accent sur le débat d’idées et l’unité de la droite. Il soutient l’idée d’une primaire la plus ouverte possible et travaille à un projet de rassemblement.