French-agriculture-law-debate
Sébastien Lecornu appelle à ne pas instrumentaliser la loi d'urgence agricole, malgré les divergences sur la réintroduction de pesticides. Il souligne son rôle crucial pour la souveraineté alimentaire.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a lancé un appel mardi pour que la loi d’urgence agricole, votée la veille à l’Assemblée nationale, ne soit pas « instrumentalisée à des fins politiciennes ». Cette loi, perçue comme un texte « utile pour notre souveraineté alimentaire », suscite des divisions, notamment au sein même de son camp, concernant la réintroduction éventuelle de certains pesticides.

Sur la plateforme X, Sébastien Lecornu a précisé que le compromis voté par les parlementaires ne remettait pas en cause l’interdiction de l’acétamipride, un sujet sensible qui a focalisé une partie des débats. Il a également insisté sur le fait que l’« essentiel de la loi ne peut pas être résumé par ce seul article » lié aux pesticides.

Le Premier ministre a souligné l’importance de la cohérence : « On ne peut pas dire au Salon de l’agriculture en février que nous aimons nos agriculteurs, et en juillet instrumentaliser à des fins politiciennes une loi utile pour notre souveraineté alimentaire. » Le texte de loi vise à apporter des solutions concrètes aux défis rencontrés par les agriculteurs français, en se concentrant sur la sécurisation de l’accès à l’eau, la garantie des moyens de production et la protection des élevages.

Parmi les plus de 70 mesures contenues dans ce projet de loi, on retrouve des dispositions pour lutter contre la concurrence déloyale des produits importés, favoriser la préférence pour les produits français et européens dans la restauration collective, et faciliter les projets de stockage d’eau. La loi a été adoptée par l’Assemblée nationale et est en attente d’un examen au Sénat pour son adoption définitive.