
L’ancien ministre de la Santé, Yannick Neuder, a présenté son « plan cœur », une initiative saluée comme une première nationale, visant à révolutionner l’approche de la prévention des maladies cardio-vasculaires. Ce plan, validé par l’Assemblée, mise sur une stratégie médico-économique pour réduire drastiquement les risques et les coûts associés. En effet, les maladies cardio-vasculaires entraînent 140 000 décès et 1,2 million d’hospitalisations par an en France, représentant un coût annuel de 20 à 30 milliards d’euros.
Yannick Neuder souligne qu’environ 80 % des accidents cardio-vasculaires pourraient être évités grâce à un dépistage précoce de l’hypertension, du diabète et du cholestérol. Ces actions de prévention permettraient non seulement de gagner en moyenne 14,5 années de vie, selon une étude du New England Journal of Medicine, mais aussi de générer un « retour sur investissement » d’environ 1,2 milliard d’euros par an. Le député de l’Isère insiste sur l’importance d’une prévention accrue, comparant les 180 euros annuels par individu investis en France aux 450 euros en Allemagne.
Le « plan cœur » propose des mesures pragmatiques, incluant des actions d’éducation à la santé dès l’école et à tous les âges clés de la vie. Une des innovations majeures réside dans l’implication des entreprises, qui devront proposer des dépistages à leurs salariés, en collaboration avec des professionnels de santé et dans le respect du secret médical. Pour Yannick Neuder, cette approche médico-économique démontre que la santé est un véritable investissement. Il plaide également pour un ministère régalien capable de fixer et de réévaluer des objectifs de santé publique tous les cinq ans, une dimension qu’il estime « cruellement » manquante actuellement.
Le médecin cardiologue et responsable du projet santé des Républicains espère voir son projet se concrétiser dès 2027. Il mise sur le « bon sens » de Bercy pour financer ce plan, qui se veut un modèle pour l’avenir. En conclusion, Yannick Neuder martèle un message fort et opportun face aux défis budgétaires actuels : « Soigner mieux, ce n’est pas dépenser plus », soulignant ainsi l’efficacité économique d’une politique de prévention renforcée.






