
De nouveaux droits de douane ciblant une soixantaine d’économies devraient être annoncés « prochainement », a déclaré Jamieson Greer, le représentant de la Maison-Blanche pour le Commerce (USTR), lors d’une interview sur CNBC. Ces surtaxes prendront le relais des droits de douane temporaires de 10 % instaurés par Donald Trump, suite à l’invalidation par la Cour suprême des précédentes mesures. L’issue des enquêtes lancées par l’USTR sur certaines pratiques commerciales, notamment le travail forcé, est attendue d’ici la fin de la semaine, et « on devrait voir du mouvement prochainement », même si le calendrier précis reste inconnu.
Ces surtaxes pourraient potentiellement impacter les principaux partenaires commerciaux des États-Unis, y compris l’Union européenne (UE). Fin février, la plus haute juridiction américaine avait annulé une grande partie des droits de douane voulus par le président Trump, jugeant qu’il avait fait une interprétation anticonstitutionnelle d’un texte de loi pour les justifier. Les droits de douane sectoriels, visant l’automobile, l’acier, l’aluminium ou le cuivre, ne sont pas concernés par cette invalidation.
Donald Trump avait alors annoncé de nouvelles mesures, basées sur un autre texte autorisant des surtaxes pour une durée maximale de 150 jours. Parallèlement, l’USTR a initié une série d’enquêtes permettant d’instaurer ces surtaxes de manière durable. Début juin, Jamieson Greer a proposé d’imposer 12,5 % à environ 45 pays qui, selon ses services, n’auraient pas réussi à interdire l’importation de biens issus du travail forcé.
Pour les économies ayant une telle interdiction mais dont les efforts sont jugés insuffisants – comme le Canada, l’Équateur, l’UE, l’Indonésie, le Mexique et le Pakistan –, l’administration Trump propose un taux réduit de 10 %. Le Royaume-Uni, dont l’interdiction est jugée partielle, serait également concerné. Des droits de douane ont déjà été annoncés : le Brésil a été frappé de 25 % sur certains produits, et le Canada de 50 % supplémentaires en réponse à des « mesures de représailles » d’Ottawa.








