
L’Assemblée nationale a récemment adopté la loi d’urgence agricole, marquant une décision controversée avec la réintroduction dérogatoire de l’acétamipride. Cet insecticide, appartenant à la famille des néonicotinoïdes, était interdit en France depuis 2018. Cependant, il reste autorisé dans d’autres pays européens jusqu’en 2033. Cette mesure est vivement critiquée, mais elle est plébiscitée par les producteurs de betteraves sucrières et de noisettes, qui estiment qu’il n’existe pas d’alternative efficace pour protéger leurs récoltes.
La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a salué l’adoption de cette loi, soulignant qu’elle était « née après des manifestations en début d’année ». Toutefois, la réintroduction de l’acétamipride est la disposition la plus décriée du texte. Il est important de rappeler que le Conseil constitutionnel avait précédemment censuré un article similaire de la loi Duplomb, en juillet 2025, qui visait déjà à réintroduire cette substance.
L’acétamipride est un insecticide puissant, conçu pour éradiquer les insectes ravageurs en ciblant et en attaquant leur système nerveux. Les agriculteurs qui l’utilisent le considèrent comme la seule solution véritablement efficace contre le puceron vert, un vecteur de la jaunisse de la betterave, une maladie dévastatrice pour les cultures. La question de son impact environnemental et de la protection des pollinisateurs reste au cœur des débats, malgré les arguments des agriculteurs sur l’absence d’alternatives viables pour la survie de leurs productions.






