
Suite à l’augmentation de 30% des interpellations en un an, notamment après la victoire du PSG en Ligue des Champions en 2025, la classe politique française cherche activement des solutions pour endiguer les violences récurrentes qui suivent ces événements sportifs. Laurent Nunez, Bruno Retailleau, Rachida Dati, Catherine Lécuyer et La France Insoumise (LFI) ont chacun présenté leurs propositions pour mettre fin à ce «rituel qui se répète et s’aggrave».
Laurent Nunez, Ministre de l’Intérieur, a souligné l’efficacité de la mobilisation de 22 000 policiers et gendarmes lors des récents débordements. Il a mis en avant le projet de loi «Ripost», adopté au Sénat le 26 mai, qui vise à restreindre la vente des mortiers d’artifice, jugés responsables d’une grande partie des embrasements urbains. Ce texte prévoit de simplifier les fermetures administratives des commerces ne respectant pas les règles de vente.
De son côté, Bruno Retailleau a plaidé pour une «révolution pénale» axée sur la technologie et la responsabilité financière. Il propose l’instauration de la reconnaissance faciale pour identifier les casseurs et le rétablissement d’une «responsabilité financière solidaire» afin de faire payer les dégâts par leurs auteurs, rappelant le principe «on casse, on paie». Valérie Pécresse et Gérald Darmanin se sont également montrés favorables à la reconnaissance faciale.
Rachida Dati, maire du 7e arrondissement de Paris, a critiqué la gestion de la mairie de Paris et a suggéré la création de «zones sécurisées» et l’interdiction d’accès aux zones commerciales après leur fermeture. Catherine Lécuyer, maire du 8e arrondissement, va plus loin en demandant l’arrêt des rassemblements sur les Champs-Élysées, une idée que Laurent Nunez a qualifiée de «fausse bonne idée» en raison des effectifs de sécurité importants qu’elle mobiliserait pour un résultat incertain.
Enfin, La France Insoumise, par la voix de Clémence Guetté et Manuel Bompard, propose une approche différente. Ils suggèrent l’organisation de «fan zones» pour canaliser les célébrations de manière pacifique et critiquent une «répression violente» des forces de l’ordre, appelant à une refonte de la doctrine du maintien de l’ordre pour les grands événements. Ces diverses propositions témoignent de la complexité du défi que représentent les violences post-matchs pour la classe politique française.






