
Le groupe Michelin, leader mondial du pneu, a annoncé un plan de départs volontaires en France, pouvant concerner jusqu’à 1500 postes sur une période de trois ans. Cette initiative vise à s’adapter à un contexte économique difficile, marqué par des coûts de production élevés et une pression fiscale importante. Le directeur du personnel France et Europe du Sud, Olivier Faure-Vauris, a précisé que les deux tiers des suppressions de postes concerneraient les fonctions tertiaires, et un tiers l’industrie. Les emplois tertiaires sont principalement basés à Paris, Clermont-Ferrand et Lille.
Michelin a souligné que ce plan serait « basé sur le volontariat et aucun départ ne sera contraint ». Il ne visera aucun site industriel spécifique. Cette annonce fait suite à une série de mesures de restructuration, dont la suppression de 1246 emplois en France en 2024, qui avait entraîné la fermeture de deux sites industriels à Cholet et Vannes.
Actuellement, Michelin emploie 17 000 personnes en France et compte 13 sites industriels. Le PDG du groupe, Florent Ménégaux, avait alerté il y a un an sur la situation déficitaire des activités industrielles en France. Le groupe justifie cette restructuration par des « niveaux élevés des coûts de production », notamment liés au coût du travail et de l’énergie, ainsi qu’à une « pression fiscale parmi les plus fortes des pays industrialisés ». Cette situation impacte la compétitivité et la rentabilité du groupe.
Sur le plan commercial, Michelin a enregistré une baisse de ses ventes de 5,4% au premier trimestre, atteignant 6,2 milliards d’euros. Ce recul est principalement attribué aux effets de change. L’activité pneus, qui représente la majeure partie de l’entreprise, a connu une diminution de 1,4% en volume sur un an.






