
Les dirigeants des entreprises technologiques, notamment Sam Altman d’OpenAI et Jensen Huang de Nvidia, opèrent un revirement surprenant concernant l’impact de l’intelligence artificielle sur l’emploi. Alors qu’ils annonçaient auparavant des destructions massives de postes, leur ton a récemment changé. Ils minimisent désormais les craintes et accusent d’autres chefs d’entreprise d’utiliser l’IA comme bouc émissaire pour justifier des licenciements qui auraient eu lieu indépendamment des avancées technologiques.
Sam Altman, PDG d’OpenAI, a notamment reconnu que son «intuition était à côté de la plaque» concernant l’impact de l’IA sur les emplois de bureau. Il estime que l’IA ne provoquera pas l’«apocalypse annoncée» et suggère que de nombreux licenciements sont faussement attribués à l’intelligence artificielle. Jensen Huang de Nvidia partage cet avis, pointant l’absurdité de licencier en raison de l’IA alors que cette technologie est devenue productive il y a seulement six mois, et que les licenciements ont débuté bien avant.
Ce changement de discours intervient après une période où les alertes sur les dangers de l’IA se sont multipliées. Des chercheurs et des personnalités comme Elon Musk avaient mis en garde contre les risques potentiels, allant jusqu’à évoquer la possibilité que l’IA puisse surpasser et remplacer l’humanité. Le pape Léon XIV a même appelé à «désarmer l’IA» dans une encyclique. Face à une réglementation croissante et l’imminence d’entrées en bourse pour des entreprises comme OpenAI, il est possible que ces dirigeants cherchent à apaiser les inquiétudes pour sécuriser leurs investissements et améliorer l’image de l’IA.







