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Le printemps, saison du renouveau, peut aussi apporter anxiété et déprime. Découvrez pourquoi certaines personnes ressentent ce « blues printanier » et comment gérer ces émotions.

Alors que le printemps est souvent synonyme de renouveau et de joie pour beaucoup, il peut paradoxalement r’éveiller des sentiments d’anxiété et de déprime chez d’autres. Cette période, marquée par l’allongement des journées et la hausse des températures, peut devenir un véritable défi émotionnel. « Dès les premières chaleurs, je suis gênée pour respirer. Alors je me retrouve souvent enfermée chez moi, seule, stores baissés », témoigne Michelyne, 84 ans. Pour cette retraitée, désormais citadine, les beaux jours accentuent un sentiment d’isolement, d’autant plus que les activités collectives qui rythment son année sont suspendues durant l’été.

Ce « blues du printemps » n’est pas un phénomène rare. Il peut se manifester par une fatigue persistante, un sentiment de décalage ou même une véritable mélancolie. Bien que souvent passager, cet état d’âme peut parfois s’aggraver, transformant la saison en un cap difficile à franchir. Des études, notamment celle menée conjointement par le GHU-APHP, Santé publique France et Météo-France, s’intéressent à l’impact des changements saisonniers sur notre bien-être psychologique.

Le phénomène s’étend au-delà du printemps, englobant parfois une « langueur de l’été » ou une « mélancolie hivernale », suggérant une sensibilité accrue aux variations saisonnières. Si les journées ensoleillées invitent à la socialisation et aux activités extérieures, ceux qui peinent à s’adapter peuvent se sentir encore plus marginaux. Il est donc important de reconnaître ces signes et d’adopter des stratégies pour gérer ces états émotionnels. Se reconnecter à la nature, maintenir des liens sociaux, ou chercher un soutien professionnel peuvent être des pistes pour traverser ces périodes avec plus de sérénité.