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Le rapport annuel de la médiatrice de l'Éducation nationale alerte sur la dégradation de la santé mentale des élèves, soulignant les défaillances du système scolaire face aux troubles anxieux et à la dépression des jeunes. Le système scolaire, parfois source de mal-être, doit mieux accompagner les élèves vulnérables.

Le rapport annuel de la médiatrice de l’Éducation nationale, Catherine Becchetti-Bizot, rendu public ce 8 juillet, met en lumière les **difficultés croissantes du système scolaire** à gérer les troubles anxieux et la dépression chez les élèves. Il souligne que l’école, loin d’être toujours un soutien, peut parfois être une source de mal-être pour les jeunes déjà vulnérables.

Catherine Becchetti-Bizot, en poste depuis neuf ans, a choisi de se focaliser sur la **santé mentale**, une problématique désignée grande cause nationale 2026 par le gouvernement. Cette orientation fait écho à une augmentation « continue et significative » des saisines concernant le **mal-être des élèves**, avec près de 450 d’entre elles y faisant explicitement référence.

La médiatrice constate avec regret que « lorsqu’un élève est déjà vulnérable, le système scolaire, au lieu de l’aider et de l’accompagner, en remet une couche ». Ce constat alarmant est partagé par de nombreux acteurs, qui pointent du doigt les multiples facteurs contribuant à la dégradation de la **santé psychique des jeunes**, incluant la pression scolaire, le harcèlement et l’omniprésence des écrans et des réseaux sociaux.

Le rapport pour l’année 2025, intitulé « Porter attention aux vulnérabilités, Agir en faveur de la santé mentale », insiste sur le besoin d’une prise en considération plus humaine et efficace des vulnérabilités des élèves. Il formule des recommandations visant à **favoriser le bien-être** pour la réussite de chacun, notamment en adaptant les emplois du temps et en renforçant les dispositifs d’accompagnement.

Les chiffres sont éloquents : la santé mentale des jeunes, en particulier des filles, se dégrade, avec environ 15 % des collégiens et 14 % des lycéens présentant un risque important de dépression. La solitude, la nervosité et l’irritabilité sont des symptômes fréquents. Ces problématiques peuvent fortement perturber le parcours scolaire et la réussite des élèves, d’où l’urgence d’agir.