
La bande de Gaza fait face à une crise humanitaire sans précédent. Au-delà des conflits, la population déplacée est confrontée à une invasion de rats, puces et cafards, transformant les campements de fortune en foyers d’infections. Ces nuisibles prolifèrent dans les tentes où s’entassent près de deux millions de Gazaouis, mordant les enfants et propageant des maladies telles que la gale et les mycoses.
Le témoignage de Khalil al-Mashharawi illustre cette tragédie. Son fils de 4 ans, Awad, a été attaqué dans son sommeil par un rat. « Je l’ai trouvé en larmes et couvert de sang », raconte le père, décrivant les morsures à la main et au doigt de pied. La famille, contrainte de vivre dans une tente sommaire depuis le bombardement de leur maison, est impuissante face à l’infiltration constante de ces rongeurs, attirés par la recherche de nourriture dans un environnement déjà précaire.
Cette situation met en lumière une crise sanitaire majeure, exacerbant les souffrances d’une population déjà profondément affectée. L’absence de conditions d’hygiène adéquates et la promiscuité favorisent la propagation rapide des maladies, menaçant la santé et la survie des habitants de Gaza, en particulier des plus jeunes. La présence massive de ces parasites s’ajoute aux défis quotidiens des réfugiés, qui luttent pour trouver de la nourriture et assurer leur sécurité.






