
Gérald Darmanin a souligné l’importance de la présence de la police, du ministère de l’Intérieur et de l’État dans le Nord-Pas-de-Calais, lors de son audition le jeudi 28 mai par la commission d’enquête sur les conséquences des accords du Touquet. Ces accords, signés le 4 février 2003 entre la France et la Grande-Bretagne, visent à renforcer la lutte contre l’immigration illégale.
Devant la commission, l’ancien ministre de l’Intérieur, aujourd’hui ministre de la Justice, a insisté sur le rôle de la France pour « sauver des vies » en tentant d’empêcher les migrants de traverser la Manche. Il a rappelé que l’action de l’État était cruciale dans cette région, qui est un point de transit majeur pour les personnes souhaitant rejoindre le Royaume-Uni.
Darmanin a également critiqué la politique migratoire britannique, évoquant une « incroyable hypocrisie » et une coopération insuffisante. Il a fait valoir que le Brexit n’avait pas eu les effets escomptés sur la réduction des flux migratoires, le Royaume-Uni comptant désormais plus d’immigrés légaux et illégaux qu’auparavant. Il a également reproché à Londres son faible taux d’expulsion des migrants en situation irrégulière, ce qui, selon lui, constitue un facteur d’attractivité pour les traversées clandestines.
Les accords du Touquet permettent des contrôles frontaliers britanniques sur le sol français, notamment dans les ports et autour du tunnel sous la Manche. Ce dispositif a été mis en place pour gérer les flux migratoires, bien qu’il ait fait l’objet de nombreuses critiques de la part d’organisations non gouvernementales dénonçant des « maltraitances et violences » envers les personnes exilées.
Malgré les enjeux et les critiques, Gérald Darmanin a affirmé qu’il n’y aurait « pas de remise en cause » de ces accords, plaidant plutôt pour un accord global entre l’Union européenne et le Royaume-Uni pour une meilleure gestion des migrations illégales.







