
La commission mixte paritaire (CMP), réunissant sept députés et sept sénateurs, se réunit ce mardi avec une tâche des plus ardues : parvenir à un compromis sur l’établissement d’un droit à l’aide à mourir en France. Cependant, cette rencontre semble d’ores et déjà vouée à l’échec, le Sénat abordant les discussions sans proposition de texte concret, ce qui devrait officialiser un désaccord persistant entre les deux chambres parlementaires.
L’Assemblée nationale a, par deux fois, adopté ce texte (en mai 2025 et février 2026), tandis que le Sénat s’est résolument opposé à cette législation lors de ses examens en janvier et mai 2026. Cette divergence profonde est également reflétée par la composition de la CMP elle-même, avec une répartition égale entre élus favorables et défavorables au principe de l’aide à mourir, rendant la tâche de trouver un terrain d’entente quasi-impossible.
Parmi les figures soutenant la légalisation, on retrouve Brigitte Liso, Élise Leboucher, Stéphane Delautrette, Sandrine Rousseau, Annie Le Houerou, Marie-Pierre de La Gontrie et Olivier Henno. En revanche, Sandrine Dogor-Such, Christophe Bentz, Justine Gruet, Philippe Mouiller, Alain Milon, Christine Bonfanti-Dossat et Corinne Bourcier expriment des positions plutôt opposées à cette évolution législative.
Le débat autour de la fin de vie et de la légalisation de l’euthanasie ou du suicide assisté continue de diviser profondément la classe politique et l’opinion publique, soulevant des questions éthiques et sociétales majeures. L’absence de consensus au sein de cette commission illustre la complexité et la sensibilité de ce dossier crucial pour la société française.







