
Véronique, une femme de 56 ans atteinte d’un cancer du pancréas métastatique, a retrouvé l’espoir grâce à un essai clinique. Alors qu’elle avait presque épuisé les traitements conventionnels, elle a pu bénéficier d’une nouvelle molécule : le daraxonrasib. Ce médicament, qui cible une mutation génétique fréquente dans ce type de cancer, a démontré des résultats prometteurs en doublant la survie des patients lors d’une étude de phase 3.
Le Pr Pascal Hammel, gastro-entérologue oncologue à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif, a annoncé la bonne nouvelle à Véronique, dont le dossier avait été sélectionné pour l’essai. « C’est comme si j’avais gagné à l’EuroMillions ! », a-t-elle confié, soulagée. Ce nouveau traitement représente une avancée majeure, notamment parce que le cancer du pancréas est souvent diagnostiqué à un stade avancé, ce qui rend son pronostic particulièrement sombre.
Les résultats de cet essai, mené à l’échelle mondiale, ont été présentés lors du congrès de la Société américaine d’oncologie clinique (Asco) à Chicago. Le daraxonrasib est un inhibiteur multi-sélectif de RAS, une protéine dont les mutations sont impliquées dans environ 90 % des cancers du pancréas. En bloquant l’activité des protéines RAS, ce médicament entrave les voies de signalisation qui favorisent la croissance tumorale.
Bien que le cancer du pancréas reste une maladie difficile à traiter, avec un taux de survie global à cinq ans relativement faible, des avancées comme le daraxonrasib apportent un nouvel espoir. Des recherches continuent d’explorer d’autres pistes, notamment des thérapies ciblées et l’optimisation des chimiothérapies existantes, pour améliorer le pronostic des patients.






