
Les Rencontres économiques d’Aix-en-Provence ont récemment mis en lumière la profonde inquiétude du monde des affaires face à la désunion persistante du bloc central, à neuf mois de l’élection présidentielle. L’événement, qui a rassemblé douze ministres et de nombreux présidentiables, a été marqué par l’absence notable de représentants de La France Insoumise (LFI) et du Rassemblement National (RN). Les participants, majoritairement issus du monde des affaires parisien, ont exprimé leur frustration face à l’incapacité des figures politiques centrales à trouver un terrain d’entente.
Un Marseillais, découvrant pour la première fois ces rencontres, s’est dit « abasourdi » par la concentration de personnalités politiques et économiques. Durant trois jours, Aix-en-Provence est devenue le carrefour d’un intense réseau, où communicants et journalistes ont afflué. Cette édition a été particulièrement marquée par la présence massive d’hommes et de femmes politiques, faisant de la ville un passage obligé pour les candidats à l’Élysée.
Le sentiment général était celui d’un certain désespoir. Des propos radicaux, comme celui d’« enfermer les candidats à la présidentielle jusqu’à ce qu’ils se mettent d’accord », ont circulé, illustrant le degré d’exaspération. Les patrons et économistes présents semblent craindre que les divisions internes du bloc centriste ne mènent le pays à un « désastre » similaire à des mandats précédents, citant notamment les résultats du mandat de François Hollande.
Les critiques ont également fusé concernant les propositions de certains acteurs économiques, jugées « hallucinantes », notamment l’idée d’un ticket Hollande-Darmanin ou Baroin. L’identité même du « bloc central » a été questionnée, perçue par certains comme le groupe politique responsable de la déroute du pays au cours de la dernière décennie. Cette ambiance tendue reflète une préoccupation majeure des élites économiques quant à la stabilité et la direction politique future de la France.







