
La France traverse actuellement la deuxième plus longue vague de chaleur jamais enregistrée, avec déjà 22 jours consécutifs de températures élevées sur l’ensemble du territoire. Ce phénomène, débuté le 28 juillet, a dépassé en durée celui de juillet 2006 (21 jours). Seul le record de juillet 1983, avec 23 jours de chaleur, n’a pas encore été égalé.
Météo France a confirmé que l’Indicateur Thermique National (ITN) a atteint 24,5°C le mardi 18 août, marquant ainsi le 22e jour de cette vague de chaleur intense. L’épisode actuel a connu deux pics d’intensité, le 29 juillet et entre le 12 et le 14 août, et n’est pas encore terminé. Il est déjà plus long que la canicule historique de 2003 et la vague de chaleur de juillet 2026, qui avaient chacune duré 16 jours.
Une vague de chaleur est définie par des critères précis : l’ITN doit atteindre ou dépasser 25,3°C sur une journée, et la température moyenne nationale doit rester supérieure ou égale à 23,4°C pendant au moins trois jours consécutifs. Elle prend fin lorsque l’ITN descend sous 23,4°C pendant au moins trois jours d’affilée, ou ponctuellement sous 22,4°C. Ces critères diffèrent des vigilances canicule (jaune, orange, rouge) qui évaluent les impacts sanitaires potentiels.
En termes d’intensité, la vague de chaleur de fin juin 2026 reste la plus forte jamais connue en France, avec des températures maximales inédites. Cependant, la vague la plus sévère, combinant durée et intensité, demeure celle d’août 2003. La vague de chaleur actuelle est la 54e que la France subit depuis 1947, et plus de la moitié d’entre elles se sont produites après 2010. Cela s’inscrit dans un contexte de réchauffement climatique global causé par les activités humaines, un fait souligné par la répétition exceptionnelle des vagues de chaleur cet été, avec déjà trois épisodes en moins de deux mois, précédés par un épisode précoce fin mai.






