
Un désaccord majeur a éclaté entre l’Italie et l’Allemagne concernant le renvoi de « migrants secondaires », marquant le premier test significatif du pacte européen sur l’asile et la migration. Cet incident met en lumière les tensions sous-jacentes malgré la bonne entente affichée précédemment entre Giorgia Meloni et Friedrich Merz sur la gestion des flux migratoires.
Le cas d’Abdirisaq W., une jeune Somalienne de 22 ans, est au cœur de cet imbroglio. Ayant transité par l’Italie avant de rejoindre sa mère en Allemagne, elle devait être renvoyée vers l’Italie conformément aux règles européennes qui désignent le pays de première entrée comme responsable de la demande d’asile. Cependant, l’Italie a refusé ce transfert au dernier moment, une décision prise par Giorgia Meloni, qui a choisi de « jouer la montre ».
Ce blocage transforme un cas individuel en un véritable crash-test pour le nouveau droit européen de l’asile, entré en vigueur le 12 juin. Il révèle les limites de la collaboration entre les dirigeants conservateurs des deux pays. Les observateurs craignent que cet épisode ne préfigure des défis plus importants dans l’application du pacte migratoire, soulignant la complexité et les divergences persistantes entre les États membres sur cette question sensible. La résolution de ce bras de fer sera cruciale pour l’avenir de la politique migratoire européenne.






