Edouard-Philippe-Kiev
Édouard Philippe, candidat à la présidentielle 2027, s'est rendu à Kiev pour inscrire l'Ukraine au cœur du débat. Il a affirmé le soutien de la France et la résilience ukrainienne face aux récentes frappes russes, plaidant pour l'adhésion à l'UE et à l'OTAN.

En pleine préparation de la campagne présidentielle de 2027, le leader du parti Horizons, Édouard Philippe, s’est rendu à Kiev, soulignant son intention d’inscrire l’Ukraine comme un sujet majeur du débat national. Cette visite intervient seulement quelques jours après une série de frappes russes d’une intensité rare, où plus de 600 drones et 90 missiles se sont abattus sur la capitale ukrainienne . L’ancien Premier ministre a maintenu son déplacement malgré les alertes de Moscou appelant les ressortissants étrangers à quitter la ville, affichant ainsi une solidarité forte et une détermination inébranlable .

Arrivé à Kiev, Édouard Philippe a pu constater les stigmates des récentes attaques dans un quartier central. Face aux façades éventrées et aux vitres soufflées, il a exprimé son admiration pour la résilience des Ukrainiens : « On se demande parfois ce qu’est une nation. Et bien, je suis impressionné par cette capacité des Ukrainiens à en être une, par cette maîtrise et cette force collective », a-t-il déclaré. Ce geste politique vise à démontrer qu’un dirigeant français peut assumer une solidarité durable avec l’Ukraine sans céder aux pressions militaires russes .

Lors de sa rencontre avec le président Volodymyr Zelensky, Édouard Philippe a réaffirmé son soutien à l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne et a plaidé pour que la France œuvre en faveur de son entrée dans l’OTAN, considérant l’armée ukrainienne comme « la plus aguerrie d’Europe » . Il s’est également dit favorable au déploiement de troupes européennes en Ukraine une fois la paix rétablie, pour garantir que la Russie ne soit pas tentée de reprendre ses attaques . Cette position s’inscrit dans une volonté de repositionner la France sur la scène internationale et de faire de la guerre en Ukraine un test politique pour les électeurs français de 2027, reliant la sécurité européenne aux choix de défense français .