
L’affaire Xavier Dupont de Ligonnès connaît un nouveau rebondissement médiatique. Mardi 2 juin, l’émission « Appel à témoins » sur M6 a diffusé le témoignage d’un homme se présentant comme un prêtre, affirmant avoir recueilli la confession de l’assassin présumé en 2022. Ce dernier prétendait avoir obtenu l’autorisation de son évêque pour révéler ces informations, brisant ainsi le secret inviolable de la confession.
Cependant, Monseigneur Bruno Valentin, évêque de Carcassonne et Narbonne, a publié une vidéo de démenti ferme dès le mercredi 3 juin. Il a réfuté catégoriquement les propos tenus sur M6, assurant n’avoir jamais été contacté ni par l’homme en question, ni par la chaîne, avant la diffusion. L’évêque a exprimé son indignation face à ce manque de rigueur et de professionnalisme, qualifiant la séquence de « trompeuse pour le public ».
L’homme, se faisant appeler le « père Marc », avait affirmé que Dupont de Ligonnès avait séjourné quatre jours dans son monastère de l’Aude. Il l’aurait décrit comme « très mal dans sa peau », ayant « beaucoup pleuré » avant d’avouer ses crimes et d’indiquer qu’il se rendait « du côté de Grasse ». Ces allégations ont rapidement été remises en question, d’autant plus que le secret de la confession est un principe absolu dans le droit canonique, toute transgression entraînant une excommunication immédiate.
Face à cette situation, Monseigneur Bruno Valentin a annoncé son intention de saisir l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique). Cette démarche vise à faire examiner les conditions dans lesquelles ce témoignage a été diffusé sans vérification préalable. L’affaire Xavier Dupont de Ligonnès, marquée par la disparition du suspect après la découverte des corps de sa femme et ses quatre enfants en 2011 à Nantes, continue de générer de nombreux fantasmes et rumeurs.






