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Les contribuables à hauts revenus pourraient faire face à un supplément d'impôt cet automne. La nouvelle contribution différentielle vise à assurer une imposition minimale, ciblant principalement les revenus issus de dividendes et plus-values. Une mesure qui suscite débats et inquiétudes.

Une nouvelle mesure fiscale pourrait impacter les contribuables français ayant de hauts revenus dès cet automne. La **contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR)**, instaurée en 2025, vise à assurer une imposition minimale pour les foyers les plus aisés. Cette taxe s’applique si l’impôt sur le revenu (IR) représente moins de 20 % du revenu fiscal de référence (RFR) du contribuable. Les personnes concernées sont celles dont le RFR dépasse 250 000 € pour un célibataire, et 500 000 € pour un couple. Le montant définitif de cette imposition sera calculé à l’automne, suite aux déclarations de revenus, pouvant entraîner un remboursement ou un supplément à régler. Les hauts revenus sont donc sous surveillance accrue.

La CDHR cible principalement les foyers dont les revenus sont majoritairement composés de dividendes et de plus-values, lesquels sont imposés à la flat tax (12,8 % hors prélèvements sociaux). L’objectif est de compenser le fait que ces revenus échappent à la progressivité du barème de l’IR. En comparaison, les salariés et indépendants aux revenus élevés peuvent voir la tranche la plus haute de leurs revenus imposée à un taux de 45 % selon le barème de l’IR. Cette **nouvelle taxe** restera en vigueur tant que le déficit public ne sera pas ramené sous la barre des 3 % du PIB. Il est crucial pour les contribuables concernés de bien comprendre l’impact de cette mesure sur leur situation financière.

Cette initiative s’ajoute à la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, déjà existante depuis 2011. Certains observateurs craignent que cette fiscalité accrue n’aggrave l’exode fiscal, affaiblissant ainsi la position économique de la France. Des critiques émergent également quant à la comparaison entre la flat tax et l’impôt sur le revenu, certains estimant qu’elle ne prend pas en compte l’impôt sur les sociétés déjà payé en amont sur les sommes soumises à la flat tax. Quoi qu’il en soit, cette mesure représente une tentative du gouvernement de rééquilibrer la charge fiscale et de réduire le déficit public, en ciblant spécifiquement les **revenus élevés**.