
Face à la décision du gouvernement français de déployer une plateforme de visioconférence nationale, Visio, d’ici 2027, pour tous les ministères et services de l’État, Zoom vit un véritable « électrochoc ». Cette initiative vise à rompre avec l’utilisation de solutions non européennes et à garantir la sécurité et la confidentialité des communications publiques. David Amiel, ministre de la Fonction publique, a souligné la volonté de s’appuyer sur un outil puissant et souverain.
Cette annonce, survenue fin janvier, a alerté la direction de Zoom à San José. Josh Kallmer, responsable des affaires publiques de l’entreprise, a reconnu que cela leur a fait prendre conscience de l’ampleur croissante de la souveraineté numérique en Europe. L’entreprise, qui a connu un essor fulgurant durant la pandémie de Covid-19, se transforme désormais en une plateforme globale de travail axée sur l’intelligence artificielle (IA).
Zoom est en pleine mutation, passant d’une simple plateforme de réunions à un « moteur d’expérience » alimenté par l’IA, redéfinissant ainsi la collaboration par des flux de travail intelligents. Cette transformation est une nécessité et une opportunité pour Zoom, dont la croissance des réunions s’est stabilisée. L’entreprise se repositionne pour se concentrer sur l’obtention de résultats grâce à l’IA, plutôt que sur la seule facilitation des interactions.
Le Zoom AI Companion, intégré à la plateforme, est un assistant intelligent conçu pour automatiser les tâches répétitives, améliorer l’efficacité et l’inclusivité des collaborations. Il propose des fonctionnalités telles que la gestion automatisée des réunions, des résumés intelligents, la transcription en temps réel et la traduction instantanée en plus de 30 langues. Cette approche IA-first vise à améliorer l’expérience des utilisateurs dans les environnements de travail hybrides.
Zoom propose également des infrastructures dédiées, comme la Zoom EU Infrastructure, pour les clients de l’Union Européenne qui souhaitent éviter le transfert de données personnelles aux États-Unis, répondant ainsi aux besoins stricts en matière de confidentialité et de sécurité des données. L’entreprise met l’accent sur la localisation des données pour ses clients européens, notamment pour son centre de contact.






