
Le Parti socialiste s’apprête à organiser sa primaire en octobre pour désigner son candidat à l’éélection présidentielle de 2027. Cependant, une décision fait déjà polémique : le coût de la participation fixé à 15 euros. Cette somme, jugée excessive par certains, est au cœur d’un vif débat au sein du parti.
L’ancienne ministre Ségolène Royal, candidate déclarée à cette primaire, a exprimé son indignation sur les réseaux sociaux. Elle estime que « C’est trop cher » et s’interroge sur la justification d’un tel montant, rappelant que les précédentes primaires de 2011 et 2016 coûtaient respectivement 1 euro et 2 euros. Selon elle, un prix aussi élevé pourrait décourager la participation et affaiblir la légitimité démocratique du scrutin. Ségolène Royal préconise un montant ne dépassant pas 5 euros.
Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, avait initialement plaidé pour une primaire plus ouverte avec un coût symbolique de 2 euros, dans l’espoir de susciter un large engouement. Cependant, l’opposition interne, désormais majoritaire, a opté pour une primaire « fermée », réservée aux adhérents du PS et de Place publique, le parti de Raphaël Glucksmann. La décision de fixer le droit de participation à 15 euros, sans exiger d’adhésion formelle, est présentée comme un compromis visant à limiter une éventuelle « ingérence » de La France insoumise (LFI), soupçonnée d’encourager ses militants à influencer le vote.
Outre le coût de participation, les conditions de candidature sont également définies. Pour déposer sa candidature avant le 15 septembre, il faudra obtenir le soutien de 15 membres du conseil national, ou 10 parlementaires, ou 50 maires répartis dans au moins trois régions, ou encore 50 conseillers régionaux ou départementaux issus de huit départements et trois régions. Alors que Ségolène Royal a annoncé sa candidature, François Hollande, pressenti par certains, a déjà fait savoir qu’il ne prendrait pas part à cette primaire. Les dates du scrutin sont fixées aux week-ends des 10 et 18 octobre.






