
La rénovation du célèbre miroir d’eau du National Mall à Washington, ordonnée par Donald Trump, a viré au scandale national après que le bassin a été envahi par des algues vertes et que la peinture a commencé à s’écailler. Ce projet, censé redonner sa splendeur au bassin s’étendant du Lincoln Memorial à l’obélisque du Washington Monument, a coûté plus de 16 millions de dollars aux contribuables américains.
Le président Trump a personnellement blâmé des « fous de la gauche radicale » et des vandales pour l’état du bassin, affirmant que des coupures et des produits chimiques illégalement déposés étaient à l’origine des problèmes. Il a même évoqué une « entaille » de près de 350 pieds de long et menacé de peines de prison allant jusqu’à 10 ans pour les coupables de destruction de propriété fédérale. Six personnes auraient été arrêtées en lien avec ces allégations, dont un ancien athlète olympique, David Hearn, qui nie publiquement les accusations.
Cependant, les critiques s’interrogent sur la gestion du projet. Des démocrates influents, comme le représentant Robert Garcia, ont demandé des comptes aux entreprises chargées de la rénovation, évoquant un « projet de vanité désastreux » et un gaspillage de l’argent des contribuables. Des rapports indiquent que le contrat de rénovation aurait été attribué sans appel d’offres, et que le coût initial de moins de 2 millions de dollars aurait grimpé à plus de 13 millions. Une organisation à but non lucratif a même intenté un procès pour bloquer le projet, arguant qu’il violait la loi fédérale sur la préservation historique en changeant la couleur du fond du bassin pour un « bleu drapeau américain ».
Face à la controverse, le bassin réfléchissant devrait être de nouveau vidé pour des « réparations permanentes » autour du 4 juillet, date des célébrations du 250e anniversaire de l’indépendance américaine. Cette situation a transformé le miroir d’eau en une « métaphore nationale » de l’incompétence et de l’échec pour de nombreux observateurs.






