
Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, s’est défendu de toute irrégularité suite à un accident de la circulation survenu le 11 juin à Paris. Impliqué alors qu’il se trouvait à bord d’un véhicule de service, il affirme avoir respecté les règles en vigueur et exprime ses « profonds regrets » concernant les blessures subies par le conducteur d’un scooter. Cet événement a déclenché une vive polémique, notamment sur l’utilisation des avantages accordés aux anciens responsables politiques.
Selon les révélations de Mediapart, le véhicule de service transportant Jean-Pierre Raffarin aurait grillé un feu rouge, avec gyrophare et sirène activés, avant de percuter un scooter sur le boulevard Malesherbes. Le conducteur du deux-roues a été sérieusement blessé dans la collision. La controverse s’est intensifiée autour de la présence de M. Raffarin dans cette voiture de fonction. En effet, depuis début 2026, les anciens Premiers ministres ne sont plus censés bénéficier automatiquement de ce type d’avantages.
Jean-Pierre Raffarin a justifié l’utilisation du véhicule par une « mission officielle temporaire et non rémunérée » relative aux relations franco-chinoises, qui lui aurait été confiée par le ministère des Affaires étrangères. Cependant, des interrogations subsistent, notamment sur la corrélation entre cette mission et son retour d’un voyage au Canada le jour de l’accident. De plus, une note du Quai d’Orsay, citée par Mediapart, suggérerait que l’activation des avertisseurs spéciaux aurait été demandée par l’ancien Premier ministre lui-même, une pratique formellement interdite en dehors des urgences strictes.
Par ailleurs, des témoins affirment avoir vu Jean-Pierre Raffarin quitter les lieux de l’accident à pied sans s’enquérir de l’état du blessé. L’ancien Premier ministre a réfuté ces allégations, assurant s’être rendu « immédiatement à l’hôpital pour prendre des nouvelles et laisser [ses] coordonnées ». Cette affaire met en lumière le débat sur les privilèges des personnalités politiques et leur responsabilité publique.






