
Raphaël Glucksmann, président de Place publique, s’est rendu ce mercredi à Jonquières, un village de l’Aude durement frappé par le « mégafeu » de 2025. Encore non officiellement candidat à la présidentielle, il a axé sa visite sur l’écologie et la prévention des incendies. Accueilli par les villageois et des sympathisants, Glucksmann a partagé un moment convivial avant d’échanger sur les défis locaux face aux catastrophes climatiques.
Le maire de Jonquières, Jacques Piraud, a souligné l’impact dévastateur du « mégafeu » d’août 2025 dans les Corbières, qui a accentué le déclin de cette petite commune de 45 habitants. Le sinistre, d’une ampleur inédite, avait ravagé 17 000 hectares, coûté la vie à une personne et blessé 25 autres, tout en détruisant 36 maisons, dont six à Jonquières. Le déplacement de l’eurodéputé, venu de Paris en train, visait à prendre la mesure des dégâts et à dialoguer avec les victimes. Glucksmann a pu observer par lui-même les collines environnantes, encore marquées par les flammes.
La question de la gestion de l’eau et de la prévention des feux est un enjeu majeur. La conservation de l’eau nécessite une combinaison de solutions : l’infiltration de la pluie pour recharger les réserves souterraines et la mise en place de petits réservoirs de surface pour les besoins urgents. Cependant, la concrétisation de ces initiatives est souvent freinée par des désaccords entre les approches « tout-béton » et « tout-naturel », les risques financiers pour les agriculteurs, les lenteurs administratives et la difficulté à coordonner les acteurs locaux. L’État doit jouer un rôle clé en indemnisant les agriculteurs pendant la transition, en simplifiant les démarches et en encourageant une collaboration régionale pour un plan d’eau commun.






