
Face à l’envolée des prix à la pompe, l’exécutif souhaite intensifier ses actions. La ministre de l’Énergie, Maud Bregeon, a affirmé que les bénéfices de TotalEnergies devraient « en partie bénéficier au pouvoir d’achat des Français ». Elle a insisté sur la nécessité de trouver un équilibre face aux accusations de « profiteurs de crise », tout en défendant le mécanisme de plafonnement des prix mis en place par TotalEnergies, jugé « réellement avantageux ».
Maud Bregeon a rappelé que la France n’est pas une « économie administrée », écartant ainsi une intervention trop directe de l’État. Concernant une éventuelle nouvelle taxe sur les « superprofits », le débat reste « ouvert », mais la priorité du gouvernement demeure le coût du carburant pour les automobilistes.
Olivier Faure, le leader du Parti socialiste, s’oppose à cette approche, déclarant que le gouvernement ne doit pas « céder au chantage » du géant pétrolier. Il considère TotalEnergies comme un « profiteur de crise », soulignant que le groupe a réalisé des « bénéfices supplémentaires de 6 milliards de dollars » et une augmentation de ses profits de 51 %. Faure a déposé une proposition de loi visant à taxer les superprofits des entreprises réalisant plus de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires.
La situation énergétique persistante pousse le gouvernement à étudier de nouveaux dispositifs d’aide pour les « Français qui ne bénéficient pas d’aides actuellement », notamment ceux qui travaillent et parcourent de longues distances. Ces mesures ciblées devraient être dévoilées prochainement, excluant des aides généralisées. La ministre a également abordé la question du kérosène, affirmant qu’il n’y avait « pas de problème de pénurie » malgré une hausse significative des prix, et qu’une réunion avec les compagnies aériennes était prévue pour discuter de leurs difficultés.








