
Les Bourses mondiales ont enregistré une progression ce mardi, profitant d’une relative accalmie sur les prix du pétrole. Après une forte hausse la veille, les cours du brut se sont stabilisés, permettant aux marchés de digérer sereinement une nouvelle série de résultats d’entreprises. À la mi-journée GMT, le Dow Jones gagnait 0,39 %, le Nasdaq avançait de 0,75 % et l’indice S&P 500 prenait 0,61 %. Les analystes considèrent la légère baisse de la veille comme une simple prise de bénéfices, soulignant la dynamique positive actuelle du marché. Selon Steve Sosnick d’Interactive Brokers, « la psychologie et la dynamique du marché sont tellement positives en ce moment que, tant que les nouvelles ne sont pas vraiment catastrophiques, la place boursière semble encline à progresser ».
En avril, le S&P 500 et le Nasdaq ont d’ailleurs connu leur meilleur mois depuis 2020, affichant une résilience face aux événements géopolitiques. Cette performance impressionnante est largement attribuée à une saison des résultats d’entreprises supérieure aux attentes. En Europe, les places boursières ont également rebondi : Paris prenait 0,51 %, Francfort 1,22 % et Milan 1,93 %. Londres, en revanche, accusait un retard (-1,66 %), ayant été fermée lundi et intégrant les événements de la veille avec un décalage.
La stabilisation des prix du pétrole a joué un rôle clé dans cette reprise. Après des tensions autour du détroit d’Ormuz, le Brent et le WTI ont vu leurs prix se stabiliser à des niveaux élevés, mais sans la flambée de la veille. Le Brent s’échangeait à 111,37 dollars (-2,68 %) et le WTI à 102,46 dollars (-3,58 %). Malgré les déclarations fermes des États-Unis à l’égard de l’Iran, les marchés semblent parier sur une absence d’escalade majeure.
Parallèlement, la majorité des taux d’emprunt se stabilisent, après la hausse de lundi liée aux craintes d’inflation. En ce qui concerne les entreprises, les résultats sont mitigés. Palantir a reculé de 3,99 % malgré des prévisions de chiffre d’affaires annuel revues à la hausse, en raison de ventes décevantes aux États-Unis. Unicredit a bondi de 5,85 % après un bénéfice net record au premier trimestre 2026. À l’inverse, HSBC a cédé 5,80 % après des bénéfices inférieurs aux prévisions. Le brasseur AB Inbev a quant à lui bondi de 7,79 % grâce à des résultats trimestriels supérieurs aux attentes des investisseurs.






