
Le Pentagone a récemment élevé au plus haut niveau la menace de contre-espionnage concernant Israël, selon plusieurs médias américains. L’agence de renseignement militaire du ministère de la Défense, la Defense Intelligence Agency (DIA), a déclaré que la capacité d’Israël à mener des opérations d’espionnage humain et de collecte technique se situait à un «niveau critique».
Cette décision fait suite à des inquiétudes croissantes concernant des tentatives israéliennes d’espionner de hauts responsables américains. L’objectif aurait été d’obtenir des informations sur les délibérations internes et la prise de décision de l’administration Trump, particulièrement en ce qui concerne les conflits au Moyen-Orient. Des sources citées par NBC News et le New York Times évoquent des tentatives de mise sur écoute de personnalités clés comme Steve Witkoff, négociateur en chef de Donald Trump, et Elbridge Colby, haut responsable politique du Pentagone.
Ces révélations interviennent dans un contexte de tensions entre Donald Trump et le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou. Un échange téléphonique houleux aurait eu lieu entre les deux dirigeants, Trump exprimant son mécontentement face à la politique israélienne. Ces frictions auraient été exacerbées par les menaces d’Israël de bombarder Beyrouth, ce que Trump craignait de voir saper les discussions américaines avec Téhéran.
L’alerte du Pentagone souligne la gravité de la situation et met en lumière les défis complexes auxquels sont confrontées les relations diplomatiques et de renseignement entre les deux alliés. Les préoccupations concernent non seulement la sécurité des informations classifiées, mais aussi l’impact potentiel sur la confiance et la coopération stratégique à long terme entre les États-Unis et Israël.






