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Des centaines de milliers de contribuables sont inquiets après le piratage massif de la DGFiP. Le vol de données fiscales sensibles fait craindre des arnaques ciblées et des usurpations d'identité, poussant les victimes à envisager des recours.

Suite à une série de cyberattaques visant la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP), des centaines de milliers de contribuables français se retrouvent dans une situation d’inquiétude face au vol de leurs données personnelles. Le gouvernement a confirmé le 13 août une brèche « grave » ayant permis à un groupe de pirates, ZeroBytes, d’accéder à des informations sensibles. Parmi les données dérobées figurent le revenu fiscal de référence, le quotient familial, le taux de prélèvement à la source, et même le numéro SIREN pour les entreprises.

Les contribuables concernés, dont Arnaud, un père de famille et chef d’entreprise, expriment une « peur viscérale » de se faire arnaquer. Cette colère monte face à l’État, perçu comme incapable de protéger efficacement leurs informations. Certains envisagent des actions pour obtenir réparation.

La DGFiP a commencé à informer individuellement les victimes par e-mail ou courrier depuis le 17 août. Il est primordial de rester vigilant : ces messages officiels ne contiennent aucun lien direct vers l’espace fiscal et ne demandent jamais d’informations confidentielles. Les experts alertent sur le risque accru d’hameçonnage et d’usurpation d’identité, car les fraudeurs disposent désormais de données très précises pour rendre leurs arnaques plus crédibles.

Les données volées, incluant l’identifiant fiscal, les coordonnées postales et électroniques, ne permettent pas un accès direct aux comptes sécurisés des contribuables sur impots.gouv.fr. Cependant, la combinaison de ces informations avec un RIB (dans certains cas) rend les tentatives de fraude bancaire ou d’usurpation d’identité particulièrement dangereuses. Les autorités recommandent de surveiller attentivement ses comptes bancaires et le fichier FICOBA, et de porter plainte en cas d’usurpation d’identité.