
Malgré un contexte national et international tendu, le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est rendu à Toulouse pour officialiser le déblocage du chantier de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) entre Bordeaux et Toulouse, puis Dax. Cet événement, devenu rare en période de contraintes budgétaires et de désaccords politiques, a rassemblé des élus de divers horizons autour d’un projet d’envergure.
Depuis la préfecture de Haute-Garonne, Sébastien Lecornu a déclaré que la construction de cette LGV était désormais « irréversible ». Il a souligné avec humour la longue histoire du projet, évoqué pour la première fois sous Michel Rocard, et s’est montré fier de pouvoir « donner une impulsion » à l’approche de son quarantième anniversaire.
Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a qualifié cette journée d’« historique », tandis que Jean Castex, ancien Premier ministre et actuel patron de la SNCF, a également fait le déplacement pour saluer ce « projet fédérateur ». La confirmation de ce grand chantier d’infrastructure marque une étape clé pour le désenclavement et le développement économique de la région.
Ce déplacement intervient dans un climat de « vaches maigres et de batailles parlementaires rangées », rendant l’annonce d’un tel projet d’autant plus significative. Il symbolise la volonté du gouvernement de maintenir des investissements structurants malgré les défis actuels, tels que les répercussions de la crise au Moyen-Orient et les préoccupations quotidiennes. Le projet vise à renforcer la connectivité des grandes villes du Sud-Ouest.







