
Le futur RER B, baptisé MI20, a été officiellement dévoilé ce jeudi à l’usine de Crespin. Fruit de la collaboration entre Alstom et CAF, ce nouveau matériel roulant est destiné à remplacer les rames actuelles, en service depuis près d’un demi-siècle, sur la ligne B du RER francilien. Valérie Pécresse, présidente d’Île-de-France Mobilités (IDFM), a annoncé sa mise en service « dans moins de trois ans ».
Lors de la présentation de la première rame, Valérie Pécresse a qualifié le MI20 de « train haute couture, unique en son genre ». Elle a souligné l’ambition de faire de la ligne B, actuellement la plus « sinistrée » d’Île-de-France malgré son million de passagers quotidiens, « la meilleure ligne ». Cette ligne cruciale traverse Paris du nord au sud, desservant notamment l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, se positionnant comme la deuxième ligne la plus fréquentée de France et d’Europe.
Malgré l’enthousiasme, le projet MI20 a connu des retards significatifs, dus à des problèmes de gouvernance et des défis industriels. Initialement prévu pour fin 2024 ou 2025, le calendrier a été décalé. Pour accélérer les choses, Valérie Pécresse compte sur l’État pour « raccourcir les délais d’homologation ». Le MI20 doit en effet obtenir des certifications à la fois de la RATP et de la SNCF, compte tenu de sa double nature de métro et de train. Son objectif personnel est une mise en service d’ici « décembre 2028 ».
La présidente d’IDFM a symboliquement piloté le premier train d’essai sur quelques mètres, s’exclamant avec satisfaction : « Il roule ! » Ce nouveau train représente un investissement majeur pour l’amélioration des transports en commun en Île-de-France, promettant plus de confort et de fiabilité aux usagers du RER B.






