
Marine Le Pen, la cheffe des députés du Rassemblement national, a exprimé ses regrets concernant le manque d’anticipation du gouvernement face à la crise de l’hantavirus. Elle a souligné que, bien que l’exécutif réponde à la situation actuelle, il n’avait « rien prévu » en amont. Cette déclaration intervient alors qu’une passagère française rapatriée du navire de croisière MV Hondius a été testée positive à l’hantavirus Andes, une souche transmissible entre humains.
Sur RTL, Marine Le Pen a noté que le gouvernement avait « eu raison de renoncer au choix de l’auto-confinement » pour les 22 cas contacts identifiés, qui ont finalement été hospitalisés. Le gouvernement français a en effet pris des mesures strictes d’isolement pour les patients atteints et les cas contacts, notamment par la publication d’un décret. Cinq ressortissants français du MV Hondius ont été rapatriés et placés en isolement hospitalier strict à l’Hôpital Bichat à Paris, dont une personne testée positive et se trouvant en réanimation.
L’hantavirus, identifié pour la première fois en Corée dans les années 1950, est principalement transmis à l’homme par des rongeurs. Cependant, la souche Andes, présente en Amérique du Sud et identifiée sur le MV Hondius, est la seule connue à pouvoir se transmettre directement entre humains. Le ministère de la Santé a précisé que la France avait adopté une approche très stricte, avec l’isolement hospitalier généralisé pour les cas contacts. Malgré ces mesures, les critiques fusent concernant la préparation générale de la France face aux crises sanitaires.






