
Guillaume Tabard, éditorialiste politique au Figaro, met en lumière le « cauchemar d’une gauche divisée, donc inutile ». Il analyse comment l’absence d’unité idéologique et d’autorité fédératrice crée un véritable casse-tête, risquant de fragiliser davantage la gauche socialiste et sociale-démocrate en France. Pour Tabard, cette division représente le « dernier pouvoir des faibles », illustrant l’incapacité de cette frange politique à proposer un présidentiable consensuel ou à se positionner comme une force capable de remporter l’élection présidentielle.
La gauche « non mélenchoniste » peine à se définir autrement que par son rejet de La France Insoumise. Le divorce idéologique est profond : il y a peu de points communs entre la « démarchandisation » prônée par Boris Vallaud et l’ancrage européen renforcé défendu par Raphaël Glucksmann.
À cette fracture idéologique s’ajoute une rivalité personnelle exacerbée. Au sein du Parti Socialiste, Olivier Faure et Boris Vallaud sont en conflit, tandis que dans la mouvance sociale-démocrate, François Hollande et Raphaël Glucksmann se disputent le leadership.
Guillaume Tabard, reconnu pour ses analyses incisives de la politique française, est rédacteur en chef du service politique et éditorialiste au Figaro depuis 2013, et chroniqueur sur Radio Classique. Son édito politique est diffusé à 8h10 dans la matinale de Radio Classique.
Cette situation critique conduit la gauche à se chamailler sur sa meilleure façon d’exister et de peser, sans parvenir à créer un élan commun. La division de la gauche, un thème souvent abordé par Guillaume Tabard, est une constante dans le paysage politique français.






