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Plus de 20 000 marins, dont des Français, vivent sous tension dans le détroit d'Ormuz, paralysé par le conflit. Attaques, rationnement : leur quotidien est devenu un combat.

Le détroit d’Ormuz est devenu une zone de haute tension, transformant le quotidien de plus de 20 000 marins, incluant des équipages français. Depuis fin février, ce passage maritime vital est paralysé par le conflit au Moyen-Orient, exposant les marins à des exercices d’évacuation et au rationnement de l’eau, au rythme incessant des drones et des missiles.

Des images récentes témoignent de la violence des attaques. À bord du porte-conteneurs San Antonio de la compagnie CMA CGM, un « projectile d’origine inconnue » a causé des dégâts considérables le 6 mai, à la sortie du détroit. Le compartiment des machines a été dévasté, la porte projetée dans le poste de contrôle, blessant cinq des huit marins philippins présents. Cet incident survient malgré l’annonce de l’opération « Projet Liberté » par Donald Trump deux jours plus tôt, prévoyant une escorte militaire américaine pour sécuriser la zone, un effort qui semble avoir échoué.

La situation dans le détroit d’Ormuz, un point névralgique pour le commerce mondial, met en lumière la vulnérabilité des marins civils face aux conflits géopolitiques. Ces hommes et femmes, souvent oubliés des récits historiques, font face à des risques immenses. Les appels à la réouverture rapide du détroit, considéré comme pris en otage, se multiplient, soulignant l’urgence de trouver une solution pour ces milliers de marins dont la vie est suspendue à la résolution du conflit.