
Face à une nouvelle vague de chaleur, le magazine 60 Millions de consommateurs a mené une enquête approfondie sur 70 références de glaces et sorbets disponibles en supermarché. Les résultats sont mitigés : si ces douceurs sont appréciées des consommateurs, elles sont souvent décriées pour leur teneur élevée en matières grasses, en sucres et la présence d’additifs potentiellement nocifs pour la santé. L’étude met en lumière des produits globalement de mauvaise qualité nutritionnelle, avec la majorité affichant un Nutri-Score D ou E.
Les sorbets se distinguent positivement dans ce classement. Les bâtonnets sorbets, notamment ceux à base de fruits rouges, obtiennent des notes supérieures à 17 sur 20. Leur composition limitée en ingrédients est un atout majeur. Par exemple, le sorbet fraise pastèque de Picard et celui à la framboise de Carrefour ne contiennent que trois ou quatre ingrédients. Les sorbets Adélie d’Intermarché et de « À la mère de famille » sont même exempts d’additifs. Le sorbet Naïce de Biocoop et le sorbet fraise pastèque de Picard sont les lauréats, avec une note de 18,1.
En revanche, les cônes fruits rouges façon sorbet, bien qu’à base d’eau, sont plus sucrés et contiennent davantage d’ingrédients. Les cornets Extrême citron et framboise de Nestlé, avec 32 ingrédients et une douzaine de sucres différents, obtiennent une note inférieure à la moyenne. Cependant, les grands perdants de ce classement sont les cônes vanille fraise, les bâtonnets vanille et les confiseries glacées. Des marques populaires comme Magnum, Extrême et Mars ne parviennent pas à atteindre la moyenne, avec des Nutri-Scores D ou E. Ces produits sont critiqués pour leur grande quantité d’ingrédients, leur forte teneur en sucre et en acides gras saturés, reconnus nocifs pour la santé cardiovasculaire. Un bâtonnet vanille Milka peut couvrir jusqu’à la moitié des apports quotidiens recommandés en acides gras saturés.
Les confiseries glacées, telles que Mars, Snickers ou Raffaello, sont particulièrement pointées du doigt. Elles figurent parmi les desserts les plus gras et sucrés, avec Raffaello obtenant la note la plus basse de 5,6 sur 20. Le sucre y représente près d’un tiers du poids, et contribue à 45 à 60 % des apports quotidiens recommandés. L’étude de 60 Millions de consommateurs rappelle que la présence d’additifs, notamment d’émulsifiants et de carraghénanes (E407 et E407a), est associée à un risque accru de cancer. Ces substances se retrouvent dans de nombreuses références, y compris des marques comme Magnum et Raffaello. Les colorants alimentaires sont également mis en cause pour leur lien avec le diabète de type 2 et le cancer. L’ajout massif d’ingrédients permet aux industriels de réduire les coûts et d’améliorer la conservation et la texture des produits. Par conséquent, une consommation modérée de glaces industrielles est fortement recommandée.






