
L’Assemblée générale de la Coordination Rurale (CR), deuxième syndicat agricole français, s’annonce tendue à Poitiers ce mardi 9 juin. Des dissensions profondes opposent l’actuelle direction, élue grâce à l’alliance de départements menés par le Lot-et-Garonne, et d’autres branches qui se sentent exclues de la gouvernance et réclament des éclaircissements sur la gestion récente.
L’ancienne équipe dirigeante, écartée en novembre dernier, exige des comptes aux nouveaux leaders, notamment sur des questions budgétaires et les changements statutaires et opérationnels. Christian Convers, co-président de la CR des Savoie et ex-secrétaire général national, a souligné l’absence de documents préalables et le licenciement de dix animateurs départementaux, ainsi que de huit salariés du service études national.
Ces tensions surviennent après une percée notable de la CR lors des élections aux chambres d’agriculture de 2025. Le syndicat, connu pour ses actions militantes avec des tracteurs et ses bonnets jaunes, fait face à un défi interne majeur.
La situation met en lumière les difficultés de coordination et les rivalités au sein des organisations rurales, exacerbées par des enjeux financiers et de pouvoir. Des conflits similaires peuvent émerger dans les communautés rurales, souvent liés à des désaccords sur l’accès aux ressources ou des changements de leadership.
La Coordination Rurale doit désormais naviguer entre ces querelles internes et sa mission de défendre les intérêts des agriculteurs, qui sont déjà confrontés à des défis économiques et environnementaux majeurs.






