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Face à la crise inflationniste, la consommation alimentaire et les produits d'hygiène-beauté en grandes surfaces résistent, tandis que les dépenses non alimentaires fléchissent. Un signe de la priorité des ménages.

Malgré un contexte géopolitique incertain et une flambée des prix des carburants, la consommation de biens alimentaires et de produits d’hygiène-beauté dans les grandes surfaces a fait preuve d’une notable résilience. Selon l’institut Circana, les ventes ont progressé de 1 % en volume et de 2,1 % en valeur au premier semestre. Cette dynamique de reprise, observée depuis 2025 après trois ans et demi de baisse due à la crise inflationniste, se maintient, bien que de manière plus modérée.

Alexandre Bompard, PDG du groupe Carrefour, souligne la compétitivité de leur modèle commercial : « Notre croissance a bien tenu en France avec des ventes en hausse sur tous les formats, et nos ventes en volume ont progressé plus que le marché ». Carrefour, deuxième distributeur français derrière Leclerc, a vu son chiffre d’affaires en France augmenter de 1,1 %, atteignant 22,8 milliards d’euros. Cette performance contraste avec la prudence des ménages pour les dépenses non alimentaires, indiquant une priorisation des achats essentiels face aux pressions économiques.

La consommation dans les supérettes, supermarchés et hypermarchés démontre une capacité des ménages à maintenir leurs habitudes alimentaires, tout en ajustant leurs budgets sur d’autres postes de dépenses. Cette tendance met en lumière la dichotomie entre la nécessité des biens de première consommation et la restriction des achats discrétionnaires dans un environnement économique tendu.