
Le solde commercial de la France a connu une nette détérioration au deuxième trimestre, s’aggravant de 4,6 milliards d’euros pour atteindre 19,2 milliards d’euros. Sur les douze derniers mois, le déficit cumulé s’élève désormais à 59,9 milliards d’euros. Cette situation est principalement attribuée au choc énergétique résultant des tensions géopolitiques, notamment la guerre en Iran, qui a fortement impacté les importations.
Les importations totales ont augmenté de 5,5 % pour s’établir à 181,1 milliards d’euros. Si le solde avec le Moyen-Orient s’est amélioré grâce à une baisse des importations due au blocage du détroit d’Ormuz, d’autres régions comme les États-Unis, le Kazakhstan et le Royaume-Uni ont vu leurs exportations vers la France augmenter. Outre le pétrole et le gaz, les produits informatiques et pharmaceutiques contribuent également à cette dégradation.
Malgré l’augmentation des importations, les exportations françaises ont tout de même progressé de 3,1 %, atteignant 162,5 milliards d’euros. Cette croissance est principalement tirée par le secteur de l’aéronautique et du spatial, qui représente près de 40 % de cette hausse. Ce dynamisme dans des secteurs clés est un atout pour l’économie française, mais il reste insuffisant pour compenser l’explosion des importations liée à l’énergie et à d’autres facteurs.
Le ministre du Commerce extérieur, Nicolas Forissier, a souligné que cette dégradation n’est pas due à un affaiblissement de la compétitivité française, mais bien à des facteurs externes liés aux tensions internationales. Le défi pour la France est de maintenir ses secteurs exportateurs forts tout en gérant l’impact des fluctuations des prix de l’énergie et des matières premières sur sa balance commerciale.








