
La Gironde fait face à une saison touristique dévastée suite au mégafeu de Saumos et aux appels à la prudence. Malgré une légère reprise post-15 août, le Bassin d’Arcachon reste désert. Les rues habituellement animées sont calmes, les vélos circulent sans entrave et le stationnement est étonnamment facile. Cette situation est directement attribuée à l’appel de la préfète Sophie Brocas fin juillet, qui avait incité les vacanciers à éviter la Gironde pendant que 42 000 hectares brûlaient.
Les commerçants locaux, à l’image de Gus Pereire du Café de La Plage, expriment leur frustration. Ils reconnaissent la bravoure de la préfète après les décès de deux pompiers à Mérignac, mais estiment que son excès de prudence a gravement impacté l’économie locale. Selon eux, une meilleure connaissance de la géographie locale aurait permis d’éviter de dissuader les touristes d’Arcachon, où aucune fumée n’était présente. Les routes bloquées et les trains annulés ont également aggravé la situation.
Les médias sont également mis en cause pour avoir noirci le tableau pendant la canicule, créant un climat de peur et anticipant des scénarios catastrophes. Arcachon, bien que chaude, bénéficiait d’un vent marin agréable, une nuance souvent ignorée. Cette « paranoïa » médiatique, combinée aux incendies, a conduit à une désertion des touristes en juin et juillet, laissant des conséquences économiques durables. La saison estivale est perçue comme un échec irrattrapable pour de nombreux professionnels du tourisme.






