Abelardo-de-la-Espriella-inauguration
Abelardo de la Espriella est investi président de la Colombie, renforçant le virage à droite de l'Amérique latine. Admirateur de Donald Trump, il promet une politique sécuritaire stricte et un rapprochement avec les États-Unis.

Abelardo de la Espriella prend officiellement ses fonctions de président de la Colombie ce vendredi 7 août, marquant un tournant à droite pour le pays et l’Amérique latine. Sa victoire serrée en juin, avec 49,66 % des voix contre 48,70 % pour son adversaire de gauche Iván Cepeda, confirme une tendance conservatrice déjà observée en Argentine, au Chili, en Équateur et dans d’autres nations de la région.

Ce « costeño », originaire de la région caraïbe, a choisi Barranquilla pour sa prestation de serment, une décision symbolique qui défie la gauche colombienne traditionnellement implantée à Bogotá. Abelardo de la Espriella, avocat d’affaires et homme politique d’extrême droite, est le fondateur et leader du mouvement « Defenders of the Homeland » créé en 2024.

Connu pour sa position ferme contre le crime organisé, le trafic de drogue et les économies illicites, de la Espriella a promis d’intensifier la lutte militaire contre les groupes armés. Il soutient une politique économique de laissez-faire, une réduction de la taille de l’État et un alignement plus étroit avec les États-Unis sous la présidence de Donald Trump.

Son élection reflète un électorat polarisé et une volonté de rompre avec les politiques de l’ancien président Gustavo Petro. Abelardo de la Espriella, qui s’est présenté comme un « outsider » de la politique, souhaite également faire de Barranquilla une capitale alternative de la Colombie.