
Le président du Sénat, Gérard Larcher, a transmis un signalement à la procureure de la République de Paris concernant la sénatrice de Moselle, Christine Herzog. Cette démarche intervient après de sévères sanctions prononcées mi-juillet par la chambre haute à l’encontre de l’élue. Le Sénat accuse Christine Herzog de harcèlement moral et s’inquiète d’un potentiel détournement de fonds publics.
La sénatrice Christine Herzog a déjà été frappée par la plus lourde sanction disciplinaire que le Sénat puisse infliger : une exclusion temporaire de quinze jours et une privation de deux tiers de son indemnité parlementaire, ainsi que de la totalité de son indemnité de fonction, pendant six mois. Cette décision fait suite à un avis du comité de déontologie, saisi par l’une de ses collaboratrices parlementaires.
Le signalement de Gérard Larcher auprès de la justice, effectué le 24 juillet, vise à éclaircir des faits qui, selon le Sénat, pourraient constituer des infractions pénales. La procédure disciplinaire interne a notamment mis en lumière que Christine Herzog aurait « laissé sciemment son compagnon exercer une autorité de fait sur ses collaborateurs parlementaires » et que ce dernier aurait « bénéficié des moyens du Sénat » pour des activités personnelles, notamment la collecte de parrainages électoraux.
De son côté, Christine Herzog conteste « catégoriquement les accusations », affirmant n’avoir « pas détourné un centime d’argent public ». Elle promet de faire éclater « l’heure de vérité » et attribue les accusations de harcèlement à un « différend salarial avec une collaboratrice ».






