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Sébastien Lecornu, Premier ministre, a sommé le gouvernement d'intensifier la lutte contre la maltraitance animale d'ici le 1er octobre, via un plan d'actions ciblant ventes illégales et renforcement des sanctions.

Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a exprimé sa volonté d’« intensifier la lutte contre la maltraitance animale » et a demandé au gouvernement de mettre en œuvre une série d’actions concrètes d’ici le 1er octobre. Cette initiative fait suite à une réunion tenue à Matignon avec plusieurs associations de protection animale, parmi lesquelles la Fondation Brigitte Bardot, 30 Millions d’Amis, la SPA et la LPO, soulignant une « attente très forte des concitoyens » sur ce sujet.

Le Premier ministre a adressé un courrier à neuf de ses ministres, dont Laurent Nuñez (Intérieur), Gérald Darmanin (Justice), Annie Genevard (Agriculture) et Monique Barbut (Transition écologique), pour leur demander des mesures avant la date butoir. Parmi les priorités figure l’application pleine et entière de la loi de 2021 sur la protection des animaux. Cette loi interdit notamment la vente de chats et de chiens en animalerie, mais son application est jugée « partiellement opérationnelle » en raison de l’absence de décrets d’application pour les sanctions.

Un autre axe majeur de la stratégie de Sébastien Lecornu concerne la lutte contre les ventes illégales d’animaux sur internet et les élevages clandestins. Une campagne de contrôles en ligne sera lancée pour identifier les contrevenants et engager des poursuites. Le Premier ministre souhaite également que les refuges et associations puissent vérifier qu’un candidat à l’adoption n’est pas déjà sous le coup d’une interdiction de détenir un animal.

Afin de renforcer le volet judiciaire, Sébastien Lecornu envisage de durcir les sanctions en faisant passer certaines formes de maltraitance de la 4e à la 5e catégorie de contraventions, portant ainsi l’amende maximale de 750 à 3 000 euros en cas de récidive. Il souhaite également renforcer la formation des magistrats et des agents de l’État sur ces dossiers. Enfin, la création d’un label valorisant les élevages et commerces engagés pour le bien-être animal est à l’étude.