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Dominique Reynié alerte sur l'été 2026, montrant que l'écologisme est devenu un adversaire de l'écologie. Il pointe les choix politiques et l'idéologie derrière l'ampleur des incendies.

L’été 2026 marque un tournant, révélant la **divergence entre l’écologie et l’écologisme**, selon Dominique Reynié, directeur général de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol). Ce politologue et professeur à Sciences Po estime que les incendies dévastateurs ne sont pas uniquement des catastrophes naturelles, mais aussi le fruit de **choix politiques contestables** liés à une certaine vision de l’écologie.

Dominique Reynié insiste sur la nécessité de distinguer l’écologie, science et préoccupation pour l’environnement, de l’écologisme, qu’il qualifie d’idéologie de conquête du pouvoir. Si le réchauffement climatique favorise la propagation des feux, la catastrophe actuelle serait exacerbée par l’influence pernicieuse de l’écologisme sur l’action publique.

Les militants écologistes ont souvent été critiqués pour leur opposition au débroussaillement, à la gestion forestière proactive ou encore aux retenues d’eau, des mesures pourtant jugées essentielles pour la prévention des incendies. Ces choix politiques, privilégiant parfois des approches jugées extrêmes, contribueraient à l’ampleur des désastres que la France connaît actuellement.

Une étude de Verian, en partenariat avec la Fondapol, souligne les ambivalences des Français face à l’écologie. Bien que préoccupés par l’environnement, une majorité rejette le discours écologiste, le percevant comme une tentative d’imposer des convictions sans passer par le débat démocratique. L’écologisme, dans sa forme actuelle, est souvent perçu comme une source de normes excessives, de bureaucratisation et d’autoritarisme, s’apparentant à un étatisme qui peine à rencontrer l’adhésion des citoyens.

Face à cette situation, Dominique Reynié et la Fondapol promeuvent une « écologie positive », alternative à l’écologisme réglementaire et décroissant. Cette approche vise à concilier la protection de l’environnement avec des solutions pragmatiques et un consentement démocratique, loin des positions jugées dogmatiques qui auraient conduit à une gestion forestière inadaptée et à des conséquences dramatiques lors de cet été 2026.