
Elon Musk a récemment marqué l’histoire en devenant la première personne au monde à dépasser les mille milliards de dollars de fortune, un seuil que l’on qualifie de « billionnaire » dans le système anglo-saxon. Cet accomplissement, survenu grâce à l’introduction en bourse réussie de SpaceX, place Musk dans les annales, à l’instar de John D. Rockefeller, qui fut le premier milliardaire du monde en 1916.
Né en 1839 à New York, John D. Rockefeller a montré très tôt un sens aigu des affaires. Issu d’un milieu modeste, avec un père souvent absent et une mère au foyer, il a débuté son parcours entrepreneurial dès l’âge de 8 ans en réalisant un bénéfice sur l’achat et la revente de dindonneaux. À 16 ans, il se forme à la comptabilité au sein d’une entreprise de gros, Hewitt & Tuttle, à Cleveland.
Son entrée dans l’industrie pétrolière dans les années 1860 a été le véritable tournant. En 1870, il fonde la Standard Oil Company, une entreprise qui allait révolutionner le raffinage et la distribution du pétrole. Grâce à des stratégies innovantes et parfois controversées, incluant l’absorption de concurrents et des négociations avantageuses avec les compagnies ferroviaires, Standard Oil a rapidement dominé le marché. En 1872, l’entreprise contrôlait la quasi-totalité des raffineries de Cleveland. À son apogée, elle détenait près de 90 % du raffinage de pétrole aux États-Unis, faisant de Rockefeller l’homme le plus riche d’Amérique dès ses 50 ans.
Outre son empire commercial, Rockefeller est également connu pour ses vastes actions philanthropiques. Il a fondé l’Université de Chicago et l’Université Rockefeller, et a fait don de plus de 500 millions de dollars à diverses causes, notamment l’éducation et la santé publique. Décédé en 1937 à l’âge de 97 ans, John D. Rockefeller a laissé un héritage complexe, entre pratiques commerciales implacables et une philanthropie de grande envergure, marquant l’histoire du capitalisme américain.







