
La banque italienne Banco BPM a fait une proposition de fusion « entre égaux » à sa compatriote Banca Monte dei Paschi di Siena (BMPS). L’objectif est de créer la deuxième banque du pays, juste derrière UniCredit, et de remodeler le paysage bancaire italien en pleine évolution. Cette annonce intervient alors que le secteur bancaire italien, historiquement fragmenté, connaît une période de consolidation intense.
Le conseil d’administration de Banco BPM a approuvé cette initiative à l’unanimité. La nouvelle entité combinée pourrait atteindre une capitalisation boursière d’environ 50 milliards d’euros, dépassant ainsi l’actuel numéro deux, Intesa Sanpaolo. Des synergies importantes sont attendues de ce rapprochement, avec des économies de coûts estimées à 650 millions d’euros et 450 millions d’euros de synergies de revenus, pour un total de 1,1 milliard d’euros d’avantages avant impôts. La gouvernance du nouveau groupe serait équilibrée, préservant les identités et les sièges historiques des deux institutions.
Cette proposition de fusion s’inscrit dans un contexte où BMPS a récemment acquis la banque d’affaires milanaise Mediobanca, une opération qui lui a permis de devenir le troisième pôle financier du pays avec plus de 7 millions de clients. L’intégration de Mediobanca est un processus en cours que Banco BPM estime pouvoir compléter de manière coordonnée. Le Crédit Agricole, actionnaire de Banco BPM à plus de 20%, a également soutenu l’opération. Auparavant, UniCredit avait tenté de racheter Banco BPM en 2024, mais cette tentative avait échoué.
Le secteur bancaire italien a connu plusieurs réformes visant à renforcer sa solidité et à favoriser la consolidation. Des acteurs comme Intesa Sanpaolo et BPER Banca auraient également manifesté un intérêt pour BMPS, bien que des contraintes antitrust pourraient limiter l’étendue de leurs acquisitions.






