
Les anciens Galeries Lafayette de plusieurs villes de province, dont Limoges, Angers, Dijon, Grenoble et Reims, ont récemment opéré une transition majeure. Désormais exploités par le groupe SGM sous l’enseigne BHV, ces établissements cherchent une nouvelle identité, non sans difficultés. Cette mutation s’est accompagnée, en février, de l’implantation des premiers magasins Shein en France au sein de ces mêmes espaces.
Ce changement de nom, de positionnement et d’objectif soulève de nombreuses interrogations. Dans des villes comme Reims, où le BHV occupe un bâtiment historique du centre-ville, l’affluence d’antan semble s’être estompée. Les rayons apparaissent souvent clairsemés et les magasins quasi-vides, donnant une impression de perte de repères. Ces établissements sont, à l’instar du BHV parisien, en pleine restructuration, mais les orientations prises semblent parfois difficiles à décrypter pour la clientèle.
Le sentiment général des habitants est que «plus aucune marque» n’est présente, regrettant l’absence des enseignes historiques qui faisaient le succès des Galeries Lafayette. Cette situation met en lumière les défis auxquels sont confrontés les centres-villes des villes moyennes, confrontés à la concurrence croissante du commerce en ligne et aux politiques urbaines qui restreignent l’accès automobile, impactant directement la fréquentation des magasins physiques.
L’arrivée de Shein, géant de la mode rapide en ligne, dans des espaces autrefois dédiés à des marques plus établies, symbolise une tentative de renouveler l’attractivité de ces grands magasins. Cependant, cette stratégie semble, pour l’instant, générer plus d’incertitudes que de résultats concrets, laissant ces BHV provinciaux dans une période de transition complexe et délicate.






