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Les flux migratoires en France retrouvent un niveau historiquement haut en 2024, malgré une baisse des entrées d'immigrés, principalement due à la diminution de l'afflux ukrainien.

En 2024, la France a enregistré une baisse des entrées d’immigrés, avec 313 000 personnes, contre 347 000 en 2023. Cette diminution de 10 % fait suite à une baisse de 9 % entre 2022 et 2023, selon les données de l’Insee. Ce recul s’explique principalement par un afflux moindre de citoyens ukrainiens, le conflit en Ukraine entrant dans sa cinquième année. Les entrées d’immigrés européens ont diminué de 13 %, celles d’Afrique de 9 %, et celles d’Asie de 10 %.

Cette situation ramène les flux migratoires à un niveau proche de celui de 2019 (307 000 entrées), après des années atypiques marquées par la pandémie de Covid-19 et le début de la guerre en Ukraine. En 2022, la France avait connu une année record avec 375 000 immigrés entrants, dont près de la moitié étaient des Ukrainiens (46 200) et des Russes. En 2024, seulement 5 800 Ukrainiens sont entrés sur le territoire, un chiffre en nette baisse mais toujours supérieur à la moyenne d’avant-guerre.

Malgré cette diminution récente, les flux migratoires restent historiquement hauts en France. Le nombre d’entrées d’immigrés en 2024 est supérieur de plus de 30 % à celui du milieu des années 2000. Le solde migratoire des immigrés a également augmenté de 11 % entre 2006 (163 000) et 2019 (182 000). L’immigration joue un rôle de plus en plus crucial dans l’augmentation de la population française. En 2022, la population immigrée s’est accrue de 277 000 personnes, tandis que celle des non-immigrés n’a augmenté que de 44 000, soulignant l’impact significatif des mouvements migratoires sur la démographie du pays.