
L’investissement forestier séduit de plus en plus, porté par la valorisation du bois et les enjeux écologiques. C’est un placement qui, bien que ne promettant pas de rendements spectaculaires ou de plus-values rapides, offre des avantages fiscaux considérables, tels que des crédits d’impôt sur le revenu, des exonérations partielles d’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) et des allégements significatifs sur les droits de donation et de succession.
Acquérir une forêt en direct implique de gérer soi-même la parcelle ou de faire appel à un expert. Cette gestion englobe le choix des essences, le suivi des travaux sylvicoles, la décision des coupes et les relations avec les exploitants et chasseurs. Les revenus proviennent principalement de la vente de bois et des baux de chasse. Le rendement annuel direct est modeste, souvent entre 1 % et 2 %, mais la valorisation du capital forestier peut être plus intéressante à long terme. Le prix moyen des bois sur pied a fluctué, atteignant 90 €/m³ en 2024, après des hausses importantes les années précédentes. Il est crucial de s’engager dans une gestion durable de la forêt pour bénéficier pleinement des avantages fiscaux.
Pour ceux qui recherchent une option moins contraignante, les Groupements Fonciers Forestiers (GFF) ou les Groupements Forestiers d’Investissement (GFI) constituent une alternative. Ces structures collectives permettent d’investir dans la forêt sans en assumer la gestion directe. Les GFF ont pour objectif principal la conservation et la gestion durable du patrimoine forestier, souvent à vocation familiale. Les GFI, quant à eux, sont davantage axés sur la rentabilité et une gestion plus dynamique, avec un visa de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF).
Les avantages fiscaux des GFF et GFI sont notables. Ils offrent une réduction d’impôt sur le revenu (par exemple, 18 % du montant investi dans certaines limites), une exonération de 75 % de l’IFI et un abattement de 75 % sur les droits de donation et de succession, sous réserve d’un engagement de gestion durable de la forêt pendant 30 ans. Ces placements sont également un moyen de diversifier son patrimoine et de contribuer à la gestion écologique des forêts. Cependant, il est important de noter que l’investissement forestier est un placement à long terme, présentant un risque de perte en capital et une liquidité potentiellement faible.








