
Selon le sociologue Gérald Bronner, les prochaines élections présidentielles de 2027 marqueront une nouvelle ère où l’intelligence artificielle (IA) pourrait amplifier les perturbations déjà observées lors des campagnes électorales occidentales. Auteur de l’ouvrage « À l’assaut du réel », il décrit un phénomène de « scepticisme opportuniste » susceptible d’être exploité par l’IA pour influencer l’opinion publique.
Bronner souligne que la quasi-totalité des campagnes en Occident, et notamment en France, ont déjà été affectées par des ingérences. Celles-ci peuvent provenir de puissances étrangères ou de pratiques d’« astroturfing », où des points de vue insincères et idéologiquement orientés sont diffusés pour manipuler les opinions. La Russie, la Chine, l’Iran et la Turquie sont identifiés comme des acteurs majeurs de ces pratiques.
La Russie, en particulier, est perçue comme la plus préoccupante pour les démocraties occidentales, son objectif déclaré étant d’affaiblir et de fragmenter ces systèmes politiques par la propagation de fausses informations. Historiquement, ces actions étaient souvent menées par des « fermes à trolls », impliquant des individus spécifiques. L’avènement de l’IA pourrait donc intensifier ces phénomènes d’ingérence et de désinformation, rendant la tâche de discernement de plus en plus complexe pour les citoyens.








