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Ursula von der Leyen a été réélue à la tête de la Commission européenne, un succès où l'influence d'Emmanuel Macron et l'ambition d'une Europe forte ont joué un rôle clé.

Ursula von der Leyen a été réélue pour un second mandat à la tête de la Commission européenne le 18 juillet 2024, obtenant 401 voix au Parlement européen, dépassant la majorité requise de 360 voix. Son premier mandat, débuté le 1er décembre 2019, a été marqué par des défis majeurs tels que la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine, durant lesquels elle a affirmé une Commission « géopolitique ».

Le rôle d’Emmanuel Macron dans l’investiture de von der Leyen a été significatif. En 2019, sa nomination a résulté d’un accord franco-allemand qui a également vu Christine Lagarde prendre la présidence de la Banque centrale européenne. Macron avait alors salué la « culture résolument européenne » de von der Leyen, soulignant son « ADN communautaire » et son ambition pour une Europe forte, notamment sur le climat, le numérique, l’économie et la défense. Il avait alors déclaré que la France se retrouvait pleinement dans son projet, axé sur une ambition climatique forte et une Europe du progrès social.

Bien que Macron ait temporisé son soutien à un second mandat avant les élections européennes de juin 2024, soulignant que la présidence de la Commission devrait s’élever au-dessus des partis, il est clair que la France a joué un rôle clé dans l’émergence de von der Leyen comme figure centrale de l’exécutif européen. Son approche pragmatique pour obtenir une large coalition au Parlement, en faisant des concessions aux sociaux-démocrates, aux libéraux et même aux conservateurs, a été essentielle à sa réélection.

Pour son second mandat (2024-2029), Ursula von der Leyen s’engage à poursuivre une Europe compétitive, durable et inclusive. Elle souhaite notamment faire de l’Europe le premier continent climatiquement neutre, avec des objectifs de réduction d’émissions ambitieux et la création d’une taxe carbone aux frontières. La composition de sa nouvelle Commission, avec des personnalités expérimentées et des portefeuilles clés axés sur l’économie et la transition écologique, témoigne de cette ambition.